Quelle est cette mouche qui pique tant d'artistes (tous bords confondus) les poussant, de manière obsessionnelle, à traquer les moindres "défauts" et à chercher à surfaire leur travail? On aura tous remarqué ces bandes dessinées dont les lettrages (procédé souvent long et fastidieux) sont numérisés pour éviter d'avoir à les saisir à la main. Et ce n'est qu'un exemple, car la colorisation par ordinateur est, elle aussi, un outil trop souvent choisi pour faire la guerre aux imperfections.


Voici un exemple de planche avant après :

Si la plupart des sites font l'éloge de cette démarche largement marketing, je désaprouve nettement cette démarche qui fait perdre tout le sens et la marque de fabrique des aventures du moustachu.

J'espère de tout coeur pour le bien de la bande dessinée que le rendez-vous sera manqué car il viendrait effacer les témoignages de ce passé si précieux.