Celtic Faeries, le livre d'illustration de Jean-Baptiste Monge
Par Dan le lundi 10 décembre 2007, 14:45 - Oeuvres - Lien permanent
Comme tout bon artiste, Jean-Baptiste Monge sais nous faire languir. Si la sortie tardive de Celtic Faeries fit trépigner l'illustrateur d'abord à Quai des Bulles puis à Bédéciné, l'attente comme dans le cas des bons vins est souvent profitable. Comme à son habitude, l'artiste
nous fait tantôt découvrir tantôt retrouver des légendes que la
tradition orale véhiculaient du temps ou la "fée électricité" n'avait
pas encore évincé tous ses congénères...
"Lorsque Jean-Baptiste Monge entra dans Aberfoyle, il pleuvait. C'était bon signe. Faire le voyage des Monts d'Arrée de Bretagne jusque l'Ecosse et y trouver un ciel bleu clinquant dépouillé de nuances, de vagues d'ombre, d'îles nuageuses aurait pu être considéré comme un malignité de la part de ceux qu'il entendait rencontrer...
Une sorte de malvenue des Fairies à son encontre."
C'est ainsi que débute l'ouvrage. Pierre Dubois (auteur de la Grande Encyclopédie des Elfes) préface de sa plume d'or l'oeuvre de Monge... Enfin, entendons-nous bien, Monsieur Dubois ne sait faire court quand il s'agit de passions. Alors, il nous invite à refaire ensemble le bout de chemin parcouru par JB Monge sur la trace des lutins, fées et autres représentants du royaume des Celtes.
Du berger à la bergère, Monge se prête au jeu du portrait sur l'éminent elficologue et ouvre petit à petit à son lectorat la fantastique porte de son esprit et de ses rêves. Et l'artiste tient toutes ses promesses, car si les plus curieux d'entre vous avaient déjà pu profiter en avance des oeuvres majeures de ce livre depuis la source, son blog, il avait en revanche su, telle la femme qui dévoile ses charmes, en "garder un peu sous le pied" (ou la botte, c'est selon). On découvre donc avec un réel plaisir de gamin devant le sapin les nouvelles expressions, les nouveaux traits de caractère, et les nouvelles prouesses graphiques que Monge a été puiser au plus profond de lui-même. Alors oui, si le garçon est parfaitement heureux dans sa vie (confere interview JB Monge), on est en droit de se demander pourquoi un succès "si petit". Comment se fait-il que le Prince des Elfes n'ait pas une plus grande renommée et pourquoi les grands évènements comme le Festival International de la Bande Dessinée ne lui taillent pas un costume sur mesure?
En dehors de nos frontières, nombreux sont pourtant ceux qui, à la manière de notre artiste breton ont réussi à créer la brêche et l'agrandir parfois. On pense à Tony Diterlizzi, Brian Froud ou encore John Howe.
Quoiqu'il en soit, si vous avez un budget de 33€ pour aider la cause du petit peuple et donner à un enfant, même un très grand, l'occasion de nourrir son imaginaire d'autre chose que des Télétubbies, alors foncez chez votre libraire le plus proche et achetez-vous une tranche de rêve.
Il vous faudra de toute manière encore attendre un peu pour posséder le futur Nordic Faeries.
Sources : Site de JB Monge
Commentaires