Ce titre fait référence à un jeu auquel jouait l’héroïne de l’histoire quand elle était petite.
Le jeu se déroulait comme suit : chaque enfant se voyait attribuer le nom d’un fruit. En cercle, un des enfants se lève et nomme un nom de fruit. Les enfants correspondants à ce nom doivent alors échanger leur position dans le cercle. Pour se moquer d’elle, ils avaient attribué à Tohru le nom d’onigiri ( boule de riz en forme de triangle).
Tohru, qui n’était donc jamais choisie, se dit qu’elle ne pourrait jamais faire partie du “panier de fruits”.
Ce jeu est, bien sûr, une métaphore du rapport avec autrui.

La Légende

Dans la mythologie orientale, les 12 symboles du zodiaque désignent l’année de naissance de chacun par le signe respectif des 12 animaux.
Au dernier jour d’un cycle d’années, un Dieu était en peine de trouver comment différencier les années du cycle suivant. Il invita alors tous les animaux à venir le rejoindre sur une montagne, mentionnant que les 12 premiers arrivés se verraient gratifier le règne sur une année selon leur ordre d’arrivée.
Les invitations parvinrent et chacun se met à réfléchir au moyen d’arriver dans les 12 premiers.
Le chat, paresseux, demanda au rat de lui lire le contenu de la lettre. Le rat lui dit que la course aurait lieu le surlendemain. Le bœuf, conscient de sa lenteur, se mit en route dès minuit, sans s’apercevoir que le rat s’était perché sur son dos.
Arrivé devant le Dieu, le bœuf s’apprêtait à le saluer lorsqu’il entendit une toute petite voix dire : « Bonjour, ô Dieu, je te souhaite une bonne année. »
Le bœuf était furieux, mais après tout, il était le deuxième. Suivaient le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, le mouton, le singe, le coq, le chien et le sanglier.
Le lendemain matin, le chat se mit en route pour s’apercevoir au sommet qu’il avait été dupé.
Le voilà bien puni de sa paresse et depuis, tous les chats du monde traquent les rats pour chercher vengeance.

Icône d’une génération au Japon, adapté en partie en anime, Fruits basket est un succès planétaire.
Fidèle aux canons du shôjo classique, la dite héroïne, Tohru n’est pas très intelligente, pas très douée, pas très riche mais elle a un cœur en or. Elle privilégie l’amitié et voit toujours le bon côté de la vie. Elle peut paraître niaise mais c’est la volonté même de l’auteur qui nous la présente comme la brave fille. Voilà, c’est la réalité de la vie, Tohru est quelque peu exclue de par ses capacités intellectuelles réduites et sa pauvreté. Mais elle est décidée et volontaire à défaut d’être perspicace.

Côté style artistique, le dessin n’est pas très raffiné, surtout sur les premiers tomes, mais il ne faut pas s’arrêter à ce détail. Avec légèreté, douceur, humour, tristesse et justesse, l’auteur nous emporte dans un conte basé sur le monde du Japon contemporain.
C’est une occasion pour l’occidental curieux de découvrir la vie quotidienne de ces jeunes japonais, de se familiariser avec le pays du soleil levant, découvrir un monde que les touristes ignorent.


13 animaux et un onigiri


Ce manga est aussi fait pour les sentiments de Tohru.
Un peu cruche serait un euphémisme pour la décrire, elle devient vite exacerbante avec ses répliques pleines de non-sens ou ces mélodrames sans queue ni tête. Cela dit, elle est réconfortante et donne confiance aux Soma, elle est le détonateur de l’histoire car elle nous fait découvrir les différents personnages.

Sentimentalement, son cœur appartient à.... (chut! c'est un secret)

Yuki et kyô lui apporte un amour timide et amusant. Arrivé comme une bombe dans la maison de Shigure, Tohru apportera aux personnages une épaule tendre, une amie, une mère puis une femme.





Attention: à ne pas lire si vous n'avez pas lu le dernier tome de Fruits basket


Comment se termine ce succès?
Est-ce que les couples triomphent de la malédiction?
Est-ce que Kyo affronte ses sentiments?


La fin d'une époque vient se produire. Ces longues années en compagnie des Sôma se terminent, je panse mes plaies !!! Impossible de savoir si cette fin vaut la peine car ma propre peine bloque mon objectivité. J'attendais trop ou rien, je ne sais pas si le fait de voir Kyo et Tohru ensemble me réjouit ou me ....Beurkkk...

L'explication de la malédiction et sa levée m'enchantent, le dénouement est magistral et naturel. Fruits basket est un chef d'oeuvre du manga.

Le coeur serré, j'ai tourné la dernière page d'un de mes premiers mangas et,la larme à l'oeil, je l'ai refermé avec la même nonchalance. Déçue et blasée comme à chaque fin car le shôjoisme m'emporte facilement, mon sang n'a fait qu'un demi-tour. Je suis une pauvre accro des mangas et une misérable déroutée quand je me rends compte qu'une de mes séries se termine.

Malheureusement, je ne pourrais pratiquement jamais critiquer le dernier tome d'un manga que j'ai suivi aussi longtemps car je serais toujours sceptique et... triste.

Je n'ai qu'une chose à ajouter; cela ne sera que la fin d'une fin qui ne prendra jamais fin.

Source: Universalis

Un article d'Angel Lou