Haruhi Fujioka, roturier, a des résultats scolaires brillants, ce qui lui permet d’être boursier dans un lycée de haut standing : Ouran Gakuen.
En cherchant un endroit calme pour étudier, il découvre que la salle de musique n°3 renferme un club d’hôtes comprenant 6 membres.
Une petite maladresse va l’amener à intégrer ce club.
Pour essuyer sa dette de huit millions de yens, Haruhi devra se constituer une clientèle de cent femmes.
Sa candeur naturelle en fera tomber plus d’une...Pourtant, un léger détail terni le cercle, Haruhi est une fille...


Ouran High School compte 26 épisodes qui se terminent en queue de poisson.
Les dandy lycéens s’ennuient et décident de créer un club divertissant la gente féminine contre compensation financière (ils ne perdent pas le nord !!!)
L’arrivée d’Haruhi va perturber le prince du club, Tamaki, qui va la voir comme la fleur à protéger face au danger que représente les mâles en chaleur.
Elle devient un réel divertissement pour ces dames et ces hôtes de folie.

Ces six huluberlus se nomment :


Le prince susceptible et narcissique, Tamaki Suo,






Le mystérieux et manipulateur, Kyoya Ootori,






Les jumeaux espiègles, Hikaru et Kaoru,






Le mignon et turbulent, Hani,






Et le ténébreux et taciturne, Mani Takashi.




Une galerie de personnages exagérement stéréotypée qui pousse le shôjo à son paroxysme parodique.
L’héroine flemmarde et sarcastique se retrouve coincée dans ce groupe aux caractères accentués.

Ce contraste de milieu social et de personnalité est bénéfice pour que ce manga fonctionne.
Ces clichés contribuent à l’ambiance comique.

L’humour passe par l’abondance des dialogues.
Un flot de paroles précieux nous étouffe comme le célèbre Ayame de Fruits basket.






Cette comparaison s’applique aussi à Hani qui ressemble étrangement à Momiji : une bouille curieuse et une voix fluette.  Les clones de Fruits basket débarquent sur Host Club land.

Le langage désopilant s’oppose au monde qui s’installe à chaque épisode.
Les strass et les paillettes volent autour du rose bonbon des murs et de la vaisselle bon chic bon genre.
L’anime se complet dans cette atmosphère, les décors sont riches et détaillés, l’animation est fluide et le character design soigné.
Cet univers joue un véritable rôle au sein du manga.

 Les épisodes tournent à un rythme époustouflant.
Nous sommes plongés dans une situation qui nous dépasse au même titre que l’héroine.
Les réactions des hôtes intriguent et effrayent. Le charisme des personnages nous montent à la tête comme un parfum prenant à la gorge.

Ces hôtes exécute leur « métier » jusqu’au plus haut degré.
 L’apogée de l’amour « virtuel » qui consiste à divertir et à charmer ces demoiselles.
 Ils discutent, écoutent, amusent et souhaitent que ces jeunes filles se sentent aimer jusqu’à se pâmer de plaisir. 


Chaque personnages possèdent son astuce pour plaire à ces dames aristocratiques. Chaque situation frise le ridicule, les moments touchants tournent en dérision.
 Mais cet humour linéaire n’est jamais déplacé, il garde un rythme constant et les émotions se partagent par le rire.
Pour Tamaki, ce cercle représente sa famille en tenant le rôle du père, Kyoya le rôle de la mère et Haruhi sa chère et tendre fille.
L’équilibre se maintient grâce aux clichés et l’amour s’évacue sur la vague de l’humour.
 Le rythme s’émascule, se déguise et s’enchaîne sur une vision de l’extrême plaisir.
 Il n’y a pas de mal à se faire du bien.



Chacun peut choisir son hôte attitré, le bien-être est fait de peu de choses.
Une béatitude s’installe au fil du temps et l’allégresse jubile par une liesse monstrueusement cyclique.
Une hilarité générale marque notre visage. Si seulement....Si seulement...
Un club d’hôtes sans d’autres besoin que de donner de l’allégresse : un sourire sur le visage et le contentement est intacte pour une durée indéterminée.
Des paroles, des paroles et encore des paroles....

Jamais ne s’arrêtera ce monceau de paroles...
On explose, on explique, on questionne, on se positionne sur les pensée de Tamaki pour ressembler un tant soit peu à un homme qui submerge de mots, un monde qui a bien besoin, de sans cesse, ne jamais, ne jamais, ne jamais, ne jamais.... s’arrêter.

Le poème de Baudelaire illustre ce conte de fées moderne :
 « Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. »


L’ordre hiérarchique, le luxe mielleux, la beauté éphémère et la volupté aérienne annoncent la couleur de cet anime et les personnages sont convaincus d’être les héros d’une épopée culturelle.
 Et ils ont raison... l’égocentrisme parfume langoureusement un manga sans juste mesure !

Un article de Angel Lou