Manga : Haruhi Suzumiya - Et si Dieu était une femme?
Par samanga le vendredi 25 juillet 2008, 00:55 - Actualités - Lien permanent
« Je crois que Dieu, ce sont les hommes et qu’ils ne le savent pas. »Qui aurait cru qu’une jour, cela deviendrait l’essence d’un manga. Avec circonspection, je me suis engagée sur "La mélancolie d’Haruhi Suzumiya." Un boum médiatique a bondi sur le marché de l’anime. Un univers décalé et dynamique a gravi les échelons du succès.
Il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des "Haruhi" sauvages !
Haruhi s’ennuie.
Haruhi se trouve banale.
Haruhi manque de divertissement.
Haruhi est mélancolique.
Un lycée normal, des élèves ordinaires, une famille préfabriquée, des activités ennuyeuses...une vie classique qui exaspère Haruhi.
En se rapprochant d’un garçon terre à terre, Kyon, elle décide de fonder le club SOS brigade.
Son objectif : trouver des extraterrestres, des personnes venant du futur ou des gens aux pouvoirs surnaturels.
Son besoin : apporter une étincelle d’excitation dans un monde morne.
Ce club comptera cinq membres : Haruhi, Kyon, Nagato, Mikuru et Koizumi.
Cette série atypique commence comme un shôjo traditionnel. Un début tragi-comique conduit par Kyon qui devient le fil conducteur de l’histoire. Il nous entraîne à travers ces pensées, il nous conte une histoire de lycéen qui dérape vers le côté obscur du paranormal.
Premier constat :
Le succès de cet anime provient de la fusion des genres, une mixture de thèmes qui s’assemble de manière parfaitement homogène.
De la comédie, du sport, de l’action, de la science-fiction, du policier, du romantisme,...les distinctions se font et se fondent dans un ensemble parfaitement amalgamé. Les contrastes de personnalités jouent sur la fluidité.
Une Haruhi extravertie, sportive et excentrique qui martyrise une Mikuru aux formes très généreuses, venant directement du futur. Le must de la perversion anticipée. Une Nagato séduite par le silence et la littérature, une androïde qui n’ouvre la bouche que pour vomir un flot de paroles incompréhensible.
Un Koizumi, esper et charmeur, le minois adorable et le phrasé doux et sensible.
Et un Kyon perdu au milieu de ce déluge de folies. « Le » personnage normal qui essaye de nous expliquer le pourquoi du pourquoi du comment.
Deuxième constat : 
La diffusion des épisodes se déroule de façon anachronique. Tout l’esprit de la série se tient dans cette intrigue intelligente.
Par exemple, l’épisode 9 est l’épisode 12, l’épisode 12 est l’épisode 5,...
Malgré cet enchaînement renversé osé, la série ne contient pas de cassure de rythmes.
Un total de 14 épisodes dynamiques qui se destine tout particulièrement aux otakus. Il s’agit d’un pur produit marketing qui ne consiste en rien. Rien de semblable, rien de comparable car incomparable.
Le premier épisode est un film hilarant que réalisent les héros au milieu de la série.
Où nous embarque cet anime animé pour Haruhi ?
Dessin extrait de la Mélancolie d'Haruhi Suzumiya
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Troisième constat :
L’animation est superbe, la fluidité renverse les conventions. Les personnages clignent des yeux, leurs cheveux flottent majestueusement, les décors assurent le mouvement, les plans misent sur l’originalité et la réalité.
Les musiques s’ancrent dans le cerveau, elles lobotomisent le spectateur par des danses, des refrains, de la pop musique.
Quatrième constat : Le scénario n’a ni queue ni tête, l’intrigue surfe sur le non-vu.
Haruhi est inconsciemment responsable d’un cataclysme spacio-temporel.
Haruhi est une jeune fille égoïste, désespérée de se trouver conventionnelle. Elle cherche simplement à fuir le quotidien. Haruhi est mal dans sa peau malgré un physique avantageux, elle refuse de se faire face et elle s’engage seule vers les évènements insolites de la vie.
Puis, tout à coup, les extraterrestres, les espers apparaissent dans ce tableau au air de quotidien. Haruhi est Dieu, Haruhi décide, Haruhi impose, Haruhi tape des pieds...
Pas de place à l’égalité, le Haruhisme présente un nouvel adage :
« Prison, discrimination, aversion »
Morceaux Choisis :

Dessins extraits la Mélancolie d'Haruhi Suzumiya
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Tiré d’un roman de Nagaru Tanigawa, « La mélancolie d’Haruhi Suzumiya » nous tire du lit, nous amuse, nous dérange, nous lasse. Malgré son succès, cet anime ne vaut pas son pesant d’or. Sa réussite tient sur l’interversion des épisodes, sur l’animation parfaite et sur les petits plus de la série : « Haruhi dance »
Alors, profitons de cette envolée de futilités ! Dansons sur les starting-blocks de la tendance !
Haruhi a fait l’homme a son image, ça veut dire qu’elle aime le clonage.
Clip extrait de l'anime Haruhi Suzumiya
Commentaires
Excellent cet article... y a pas de raison que l'on caresse dans le sens du poil sous prétexte que c'est un manga ! En plus c'est fait avec tact et intelligence...
Bravo Angel pour cette critique que je trouve justifiée. Je me suis ennuyée en regardant cette série. J'ai vraiment du mal à comprendre l'engouement qu'elle suscite.