Drama : Kimi wa petto - Au pied, chéri !
Par samanga le vendredi 1 août 2008, 10:24 - Actualités - Lien permanent
Peut-on vivre sans amour ? S’engageons-nous par peur de la solitude plus que par la quête de l’amour ?
Une simple présence suffit-elle à aimer sa vie ? L’homme est animal... Alors, pourquoi ne pas le domestiquer ?
Se soucier des autres, se soucier de soi, se faire du souci de tout.
La vie nous embarque dans un mal de tête immense jonglant sous les lumières de villes qui nous envahissent.
Ne cherchons pas plus loin ! La solution est dans le drama tiré du manga de Yayoi Ogawa: "Kimi wa pet".

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Iwaya Sumire est une belle jeune femme au fort caractère qui mène une impressionnante carrière professionnelle. Sa fierté et sa réussite effrayent la plupart des hommes et elle cache sa solitude derrière un visage de fer.
Un soir, en rentrant du travail, elle découvre un grand carton contenant un garçon blessé. Perturbée, elle décide de l’emmener chez elle et de la soigner. Le lendemain, Sumire essaye de faire partir ce beau garçon de son appartement mais ce dernier refuse tout en insistant pour habiter avec elle.
Alors, elle lui propose de l’héberger en tant qu’animal de compagnie. A sa grande surprise, il accepte et il devient Momo, l’animal domestique de Sumire.
Kimi wa petto est une comédie sentimentale de 10 épisodes.
Le casting est une étendue de têtes connues. Sumire est interprétée par Katô Koyuki (de Last Samurai) et Momo est joué par le célèbre Matsumoto Jun (Hana Yori Dango - Lire l'article Sambotte).
Ce duo adorable analyse, à travers ce drama, les relations humaines et amoureuses d’un point de vue strictement sociologique.
Pas de recherche du prince charmant, pas de m’as-tu-vu, pas de gentillesse mielleuse et d’amourettes à la sauvette... Kimi wa petto narre l’histoire d’une femme bardée de diplômes, belle, battante, fière...etc. Sumire est la nouvelle femme japonaise. Elle prône l’indépendance et la liberté de soi.
Pourtant, à force de se battre pour réussir, elle en oublie de vivre.
Sumire se construit une prison aux murs roses à l’extérieur et gris à l’intérieur. Elle se fabrique des masques de couleurs dont elle use au gré des situations. Des masques de joie, des masques de peines, les masques d’un semblant de vie.
Momo débarque dans son carton pourri et lui apporte ce dont toute personne recherche au fond de soi.
Mome ne juge pas, il donne, il apprécie les qualités sans arrières-pensées, il est doux, tendre et ne demande rien, bref, il est là.
Pas de vision manichéenne, les personnages tombent leurs masques.
Ce duo à facettes multiples s’additionne par respect, par compréhension, par absolution.
L’homme objet ne choque pas car la séduction ne fait pas partie du récit. La complexité apporte la maturité, l’intelligence, l’humour et l’émotion dans ce drama canin aux airs de chien battu.

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Les points de vue s’accumulent, les voix off de Sumire et Momo s’entremêlent pour ne former plus qu’un. Métaphore de l’amour ?
Une situation irréelle qui débouche sur une logique. Le tout critiquant la société japonaise qui considère le célibat comme une honte à partir d’un certain âge.
Cette palette de personnages illogiques de justesse fabrique un univers cohérent et familier. La vie telle qu’elle devrait être. Le second degré tourne vers la parodie de clichés amoureux.
Je t’aime, moi non plus ! A quel moment se dévoile t-on à l’autre ?

Comme un petit air de ressemblance?
Fier, borné, têtu, arrogant, supérieur, conquérant, les voiles de la simplicité se baissent sur ce monde obtus. Devenir docile, devenir humble, devenir modeste, la limpidité n’est pas synonyme de crédulité.
Les actes ont un sens aussi concret que les conséquences. La vie est un jeu. La vie est une suite d’interprétations quotidiennes et futiles. Les duos se provoquent, se causent, composent, enfantent et se séparent.
Momo incarne le bon côté de l’homme, sa vraie nature et Sumire profite de cette sensibilité pour refouler son narcissisme et pour casser ces visages artificiels que la société à imposer.
Ce drama est une satire sociale qui fonctionne par le comique de situation. Un théâtre vivant se conte en détails pour en examiner les failles. Les qualités du monde que l’animal à créer et que l’homme à chambouler. Si la vie n’est qu’un interminable jeu, alors... va chercher le jouet, chéri !
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